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«
Ça va, vous nous avez assez regardés ! » lance une
doudou en costume traditionnel, coquillages autour du cou, foulard vert
dans les cheveux, jupe en madras qui ceint la taille. « Maintenant,
rejoignez-nous, n'ayez pas peur ! » Le public ne se fait pas prier.
Rapidement, c'est une centaine de personnes qui se retrouvent au sein
de trois cercles concentriques, donnant au bal mené par les musiciens
antillais de l'orchestre Gwoka, une allure de fest-noz exotique...
[Extrait d'un
article paru sur maville.com, édition Saint-Brieuc]

photos Patrick Berger
Tambou ka rolé à
Saint-Brieuc
[Courrier]
Ce dernier samedi soir à Saint-Brieuc
nous aurait bien conduit jusqu’à l’aube, n'est-ce pas?
…soiré ta la cété rien ki chalè !…comme
diraient mes copains des îles.
Non seulement DIFEKAKO déborde de talent, mais cette compagnie
a un grand cœur, un coeur gros comme ça ! et plus encore !
! !
Sa bonne humeur, son imagination poétique, son désir d’ouverture
et de partage, tout cela est palpable pour nos oreilles, pour nos yeux,
pour nos pieds entrés dans la parole, la musique et la danse…
Nous voici tout à la fois éblouis et émus, vivement
émus, par ce qui nous est offert là…Calligraphie festive
et célébration de la vie.
Et puis ce style direct simple et amical, cette audace de nous chercher
et de nous trouver, de pousser à la révélation d'une
fraternité qui s'ignorerait encore, nous embarquant loin des préjugés
des plaintes et des idées grises, dans un irrépressible
élan de gratitude et de générosité, malgré
la douleur ancestrale ou celle de la vie de tous les jours….
Mejorando la vida ! dirait un cousin des Antilles hispaniques…et
en créole comment dirait-on ?…La vi sé on kado ?…
Jean-Paul Bride.
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